Assemblée de délimitation

Les villages et campements de pêcheurs impliqués dans le processus de mise en place de l’aire marine protégée (AMP) communautaire de la Casamance ont, lors d’une assemblée générale inter villageoise, procédé à la délimitation de sa zone nord.

Le dimanche, 24 septembre 2006, s’est tenue, dans le petit village insulaire de Haer, une assemblée inter villageoise à laquelle ont assisté les différents représentants des communautés engagées dans le processus de mise en place de l’aire marine protégée communautaire de la Casamance. La rencontre, initiée par l’Océanium de Dakar, avait pour objectif, d’une part, de procéder à la délimitation de la zone nord de l’AMP et, d’autre part, d’établir des règles de gestion et d’accès à la ressource au sein de l’AMP. Une étape décisive dans le processus de mise en place de cet outil de gestion participative des ressources halieutiques.

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L’éducation à l’environnement pour faire des adultes de demain des éco-citoyens responsables », tel est l’objectif de l’Oceanium. (Crédit Régis L’Hostis)

Prenant tour à tour la parole, les représentants de Haer, Niomoun, Bakassouk, Hitou, Kayemba et Houking, ont fait part de leurs préoccupations et attentes quant aux limites et règles à adopter pour la future aire marine protégée. Et c’est à l’issue d’échanges riches et nourris, sous le regard avisé d’un représentant du service des pêches de la région, que l’assemblée a, dans un consensus général, adopter la délimitation d’une zone d’environ 5000 ha de bolong.

Egalement soumise à l’appréciation des participants, la question des règles de gestion et d’accès à la ressource a connu quelques avancées. En effet, réagissant à l’idée d’une conservation totale de la zone, certains villages (Haer et Bakassouk) ont fait part de leurs inquiétudes par rapport à une telle éventualité. Mettant en avant l’enclavement de ces deux localités, leurs représentants ont en effet émis le souhait de disposer, au sein de l’AMP, d’une zone où la pêche de subsistance serait autorisée. C’est ainsi que l’idée d’une zone d’exploitation rationnelle à côté d’une zone de conservation fut retenue. Toutefois, il appartiendra au Comité de Gestion en formation de déterminer les zones respectives ainsi que leur superficie.

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