Combien d’espèces vivent dans les océans ?

La prédiction, dans le calcul, a impliqué 270 taxonomistes (experts en classification des espèces) de 32 pays différents. Les conclusions seront publiées dans la revue Current Biology. Le nombre d’espèces marines décrites, c’est-à-dire reconnues et classées, est d’environ 230 000. Quoi démontre notre manque de connaissance des mersle nombre d’espèces que nous ne connaissons même pas.

La méthode de calcul était la suivante. Chaque taxonomiste s’est occupé de sa spécialité et a calculé combien d’espèces pouvaient exister, soit à l’aide de modèles statistiques, soit sur la base de son expérience personnelle. Le grand mérite de ce travail a été de réunir tant de taxonomistes, les principaux du monde entier, collaborant pour la même cause. Le prévision statistique est basé sur le taux de description des nouvelles espèces au cours des dernières décennies.

Les résultats indiquent que le nombre d’espèces marines serait d’environ 540 000, bien que ce chiffre puisse varier entre 320 000 et 760 000. L’estimation fondée sur leur expérience donne des résultats différents mais similaires : le nombre d’espèces serait entre 704.000 et 972.000.

Les scientifiques connaissent donc environ un tiers des espèces vivant dans les océans. Les mêmes espèces avec des noms différents, outre le fait que nous ne connaissons pas la plupart des espèces de l’océan, celles que les experts connaissent, dans de nombreux cas, sont répétées, car elles ont pu être décrites avec des noms différents à des périodes ou des endroits différents. En d’autres termes, que seules 230 000 espèces sont correctement décrites. Par exemple, dans l’ordre des cétacés (auquel appartiennent les baleines, les dauphins et les papillons), il existe 1 271 noms différents, mais seulement 87 espèces. Selon les chercheurs, ce phénomène est d’autant plus fréquent que l’espèce est mieux connue, que sa taille est importante et que son intérêt commercial est grand. Sur les 230 000 espèces marines connues, la plupart appartiennent au règne animal (environ 200 000) et le reste aux plantes, organismes microscopiques, champignons, lichens… La recherche n’a pas pris en compte les bactéries, les virus et les archaebactéries).