Réchauffement climatique : une menace croissante

Changement climatique ne s’arr√™te pas, ni les nouvelles qui nous alertent de son acc√©l√©ration. Si au d√©but du mois d’ao√Ľt, nous parlons de chiffres alarmants l’Administration nationale des oc√©ans et de l’atmosph√®re (National Oceanic and Atmospheric Administration) (NOAA) des √Čtats-Unis a mis sur la table vers 2015, maintenant nous continuons.

Le rapport de la NOAA n’est pas unique, loin de l√†. Il s’agit d’une √©tude mondiale de plus qui constate, pour la √©ni√®me fois, l’avanc√©e rapide que conna√ģt le changement climatique, avec ses temp√©ratures moyennes √©lev√©es et ses √©v√©nements extr√™mes.

Nous avons maintenant des nouvelles qui continuent de nous alerter √† ce sujet. Comme les pr√©c√©dents, ils recherchent une action √©nergique et opportune, car s’ils n’arrivent pas avec la rapidit√© n√©cessaire, elle sera inutile. En fait, nous sommes dans le compte √† rebours pour emp√™cher les temp√©ratures √©lev√©es de nous amener √† un point de non-retour.

Plus pr√©cis√©ment, il s’agit d’emp√™cher l’augmentation des temp√©ratures d’atteindre les fameux deux degr√©s Celsius √† la fin du si√®cle. Un objectif qui est poursuivi avec l’engagement des diff√©rents pays qui ont sign√© l’Accord mondial sur le climat √† la suite du sommet de Paris √† la fin de l’ann√©e derni√®re.

Le changement climatique rend les océans malades

Une étude internationale à grande échelle conclut que le réchauffement climatique affecte les gens plus que jamais auparavant les mers et les océans.

Le travail se concentre sur la propagation des maladies chez les animaux et les humains, tout en menaçant la sécurité alimentaire.

Au total, 80 scientifiques de douze pays ont particip√© √† ces recherches, dont les r√©sultats ont √©t√© pr√©sent√©s aux experts du domaine r√©unis ces jours-ci lors du congr√®s de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) √† Honolulu.

Les perspectives ne sont pas du tout encourageantes. Selon cette √©tude, intitul√©e ¬ę¬†Explications du r√©chauffement des oc√©ans¬†¬Ľ, les eaux de la plan√®te ont absorb√© plus de 93 % de la chaleur r√©sultant du¬†r√©chauffement climatique.

Avec ce pourcentage, il le fait depuis les ann√©es soixante-dix. Gr√Ęce √† cela, l’impact de cette augmentation de la temp√©rature sur la surface terrestre est limit√©.

Pour leur part, les oc√©ans paient un prix √©lev√© qui finira par nous affecter √©galement. L’√©tude a montr√© que cette absorption a chang√© le rythme de vie dans les oc√©ans de fa√ßon spectaculaire, a d√©clar√© Dan Laffoley, l’un des auteurs de la recherche.

¬ę¬†L’oc√©an nous a prot√©g√©s et sont absolument √©normes¬†¬Ľ, d√©clare l’expert. Il explique que les migrations √† cause du temps ont augment√©.

¬ę¬†Ils sont jusqu’√† cinq fois plus rapides que tout ce que nous avons jamais vu sur terre¬†¬Ľ, dit-il, nous avertissant du danger qu’il y a √† ¬ę¬†changer les saisons sur l’oc√©an¬†¬Ľ.

¬ę¬†Lorsque vous avez une vue d’ensemble, vous voyez une s√©rie de cons√©quences globales et inqui√©tantes. Nous avons √©t√© stup√©faits par l’ampleur des effets du r√©chauffement des oc√©ans sur des √©cosyst√®mes entiers¬†¬Ľ, conclut-il.

Et sa vision est certainement que, pour l’√©tude couvre tous les grands √©cosyst√®mes marins. Non seulement la migration vers des zones plus froides est √©tudi√©e, y compris vers les p√īles par les oiseaux, le plancton ou les m√©duses, entre autres de nombreux esp√®ces. Les fonds marins sont √©galement √©tudi√©s, et en termes de taille, ils comprennent √† la fois des microbes et des baleines.

Réchauffement climatique : une menace grandissante - Des océans rendus malades par le changement climatique

Source de la maladie

Le rapport souligne que le r√©chauffement affecte les syst√®mes m√©t√©orologiques et augmente le nombre et l’intensit√© des temp√™tes. En termes de maladies, il note √©galement qu’il ¬ę¬†provoque une augmentation des maladies v√©g√©tales et animales¬†¬Ľ.

Logiquement, il s’agit de pathologies qui comportent √©galement des risques pour les personnes, notamment une possible contagion et une toxicit√© suppl√©mentaire, tout en mena√ßant la s√©curit√© alimentaire.

Le fait que les coraux aient subi un d√©clin important a laiss√© de nombreuses esp√®ces sans habitat, ce qui signifie une diminution des ressources halieutiques et, d’autre part, une perturbation de l’√©cosyst√®me qui entra√ģne et entra√ģnera des cons√©quences inattendues.

En g√©n√©ral, les eaux plus chaudes augmentent le risque de maladies d’origine hydrique, cr√©ant un terrain propice √† un terrain propice √† la multiplication des agents pathog√®nes. En cons√©quence, les maladies sont en augmentation et devraient s’aggraver √† l’avenir avec la hausse des temp√©ratures.

Cette perte de biodiversit√© entra√ģnera une catastrophe environnementale sans pr√©c√©dent, dont le d√©but est d√©j√† commenc√©. Toutefois, sa progression pourrait √™tre ralentie. Selon les termes du sp√©cialiste :

La seule fa√ßon de pr√©server la fertilit√© est la diversit√© de la vie marine. L’objectif principal de la Convention, et de la sauvegarde de la protection et des ressources que l’oc√©an nous procure, est de r√©duire rapidement et de mani√®re substantielle les √©missions de gaz √† effet de serre.

Le document se termine par une comparaison entre la gravit√© des effets du r√©chauffement des oc√©ans sur les √©cosyst√®mes marins et les b√©n√©fices que nous en tirons. En l’√©tat actuel des choses, il est tr√®s clair que nous avons beaucoup √† perdre.

Si nous ne savons pas comment respecter notre environnement, en soi, il serait au moins important de le faire par pur √©go√Įsme. D’une mani√®re ou d’une autre, la solution consiste √† r√©duire sensiblement les √©missions de gaz √† effet de serre, √† augmenter le nombre et l’√©tendue des zones marines prot√©g√©es et, entre autres mesures, √† assurer la protection l√©gale en haute mer.

Réchauffement climatique : une menace croissante - source de maladie

La NASA prédit la fin de la civilisation

Dans la même veine, mais sans se concentrer sur les océans, la NASA a dénoncé le rythme insoutenable auquel le réchauffement climatique se produit.

L’Institut Goddard des √©tudes spatiales a publi√© un article sign√© par l’organisation spatiale sur les temp√©ratures record atteintes en juillet dernier, les plus chaudes de l’histoire. Ou, en d’autres termes, pour les 136 derni√®res ann√©es, la derni√®re date pour laquelle des registres sont tenus.

Le directeur de l’institut, Gavin Schmidt, pr√©dit un record pour 2016, l’ann√©e la plus chaude de l’histoire. Un probl√®me tr√®s grave qui entra√ģne un r√©chauffement de la plan√®te √† une vitesse jamais vue depuis 1 000 ans.

Il est encore possible de le r√©parer, soulignent-ils, mais on ne fait pas assez. Nous n’avons m√™me pas encore r√©ussi √† contr√īler le taux d’augmentation de la temp√©rature en dessous des 1,5 ou 2 degr√©s Celsius n√©cessaires.

Et la NASA est claire √† ce sujet. Une situation de non-retour nous attend, √† laquelle s’ajouteront le manque de ressources d√Ľ √† la surexploitation et les conflits li√©s √† la fonte des glaces et aux inondations c√īti√®res. Selon l’Observatoire de la Terre de la NASA, si les gaz √† effet de serre continuent √† augmenter comme ils l’ont fait jusqu’√† pr√©sent, les temp√©ratures moyennes signifieront un r√©chauffement de 2 √† 6 degr√©s d’ici la fin du si√®cle.

Réchauffement climatique : une menace croissante - la NASA prédit la fin de la civilisation

Conclusions

Mais peut-on pr√©venir du r√©chauffement climatique? Marcher ou, mieux encore, courir √† toute vitesse vers un monde √† faible √©mission de carbone n’est pas facile. En fait, si aucune mesure plus drastique que celles actuellement en place n’est prise, l’engagement reste lettre morte.

Il faut n√©anmoins pr√©voir une certaine marge et s’attendre √† un retour d’information positif. Nous n’avons pas vraiment le choix. Et, quoi qu’il en soit, en attendant, la v√©ritable action vient de l’autre c√īt√©. La progression du changement climatique est en effet une constante qui ne s’arr√™te pas.

A cet √©gard, deux nouvelles informations font r√©f√©rence √† des √©tudes r√©alis√©es par des scientifiques prestigieux. Le premier d’entre eux se concentre sur les probl√®mes que le r√©chauffement climatique a caus√©s aux √©cosyst√®mes oc√©aniques.

D’autre part, les scientifiques de la NASA continuent de pr√©voir la fin du monde. La premi√®re est une cons√©quence de ce qu’ils consid√®rent comme une avanc√©e catastrophique du r√©chauffement climatique.

À cet égard, il est important de préciser que cela ne signifierait pas la fin de la planète, mais du monde tel que nous le connaissons. Logiquement, ce serait aussi un coup très fort porté à de nombreuses espèces : la flore et la faune, y compris les espèces humaines. Sauf pour les autres, celles qui permettraient de survivre et, plus encore, de prospérer.